Stanley Matthews

Stanley Matthews
En 1965, âgé de cinquante ans, Stanley Matthews provoquait encore de graves cas d'hallucinations dans le football anglais. Les psychiatres ne suffisaient plus pour s'occuper de toutes les victimes, qui avaient été normales jusqu'au moment maudit où elles s'étaient trouvées face à cet ancêtre démoniaque, affoleur d'arrières.

Les défenseurs lui tiraient le maillot ou le flottant, lui appliquaient des clés de lutte libre ou lui assénaient des coups de pied de bavure policière, mais ils ne l'arrêtaient jamais car ils ne pouvaient pas lui attraper les ailes. Matthews était ailier, qui se dit WINGER en anglais. WING signifie aile, et Matthews fut le WINGER qui vola le plus haut sur terre anglaise, sur la rive de la pelouse.

La reine Isabel le savait si bien, qu'elle le fit SIR.

Eduardo Galeano, Fútbol a sol y sombra, Ediciones del Chanchito, 1995, Montevideo, avec l'aimable autorisation de Eduardo Galeano.

Stanley Matthews, ailier droit de Blackpool et de Stoke City, jouait encore en première division anglaise à 50 ans, accumulant 33 ans de carrière professionnelle et de dribbles.
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# Posté le mardi 07 juin 2005 15:08

Modifié le mercredi 22 juin 2005 14:08

Luis Suarez

Luis Suarez
Luis Suarez est le grand monsieur de la sélection espagnole. Meneur de jeu talentueux, véritable chef d'orchestre (on le surnomme le "Toscanini du football") il est au sommet de son art lorsque débute la phase finale. Ballon d'or en 1960, alors qu'il portait les couleurs du FC Barcelone, Suarez va ensuite monnayer son talent à l'étranger. Cette année 1964 est d'ailleurs son année, puisqu'il remportera également sa première Coupe des champions avec l'Inter Milan, celui du catennacio de Luis Herrera. Joueur élégant, Suarez n'incarne pas vraiment ce système de jeu. Après avoir éclaboussé de toute sa classe la demi-finale face aux Hongrois, c'est sur un de ses caviars que viendra le but décisif en finale face aux Soviétiques.
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# Posté le mardi 07 juin 2005 15:15

Eusebio

Eusebio
Né en 1942 au Mozambique, alors colonie portugaise, Eusebio fut le plus grand footballeur africain de son temps. Du Mozambique aux Etats-Unis, où il termina sa carrière, en passant par le Benfica de Lisbonne, dont il écrivit la légende, il fut le seul joueur de son époque à soutenir la comparaison face au Roi Pelé.

Alors qu'il joue au Mozambique, Eusebio Ferreira da Silva est remarqué par les recruteurs des grands clubs lusitaniens. En 1961, alors âgé d'à peine 19 ans, il rejoint le Portugal pour jouer au Sporting de Lisbonne, mais il est repéré par Bela Guttmann, l'entraîneur du Benfica, grand rival du Sporting et champion d'Europe en titre. La rivalité entre les deux clubs est telle qu'il doit se cacher dans un petit village de pêcheurs pour laisser les deux parties résoudre leur différent avant de signer finalement au Benfica Lisbonne. Un choix qu'il ne regrettera pas.

Dès 1962, il s'impose comme un buteur exceptionnel, alliant technique, puissance, sens du but et fair play. Pour sa première saison, il remporte le titre de champion d'Europe des clubs champions en inscrivant deux buts en finale contre le grand Real de Madrid de Di Stefano et Puskas (5-3). Une légende était née. En quatorze saisons au Benfica, il marque plus de 500 buts, remporte dix titres de champions du Portugal et six Coupes du Portugal. Il est encore finaliste de la Coupe d'Europe des Champions en 1963, 65 et 68, faisant du Benfica le plus grand club européen de la décennie. A titre personnel, il fut Ballon d'or en 1965 et sacré deux fois Soulier d'or, meilleur buteur européen, en 1968 et 1973.

1966 : Eusebio alter ego de Pelé

Mais son heure de gloire a été la Coupe du Monde 1966 en Angleterre. Sous les couleurs du Portugal, Eusebio y termine meilleur buteur de la compétition avec neuf réalisations, terrassant le Brésil de Pelé 3-1, avant de s'incliner en demi-finale, à Wembley, face à l'Angleterre, qui remportera la compétition.

Le match qui marqua les mémoires se déroule contre la Corée du Nord. Eusebio rentre sur le terrain après une demi-heure de jeu, alors que son équipe est menée 3-0. Il réalise un quadruplé. Le Portugal l'emporte finalement 5-3.

Comme le Brésil n'oublie jamais les grands footballeurs, Eusebio a inauguré le 21 juillet dernier la section internationale de l'« Allée de la gloire », à Rio de Janeiro, en laissant l'empreinte de ses pieds dans l'enceinte du mythique stade du Maracana. L'occasion pour lui de mettre ses traces près de celles du grand Pelé dans un stade où il avait perdu, avec Benfica en 1962 par 3 buts à 2, la finale du championnat du monde des clubs, contre le Santos de Pelé justemen
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# Posté le mardi 07 juin 2005 15:26

Roger Milla

Roger Milla
Si on devait lui coller un surnom, celui du "Roi Lion" lui conviendrait bien. Quel fan de Football ne connait pas Roger MILLA ? Ce célèbre avant centre de l'équipe Nationale du Cameroun qui a marqué les esprits notamment lors de la Coupe du Monde organisée sur la Péninsule Italienne en 1990.

Né en 1952 dans la Capitale Camerounaise, Roger Milla a débuté à l'Eclair Douala à l'âge de 13 ans mais ce n'est qu'à 18 ans qu'il decouvre le Championnat National avec les Leopard de Douala. Nous sommes en 1970. 2 ans plus tard, Roger gagnera son premier trophée en remportant le Championnat Camerounais. Après une saison supplémentaire aux Leopards, il s'en va dans un club devenu incountournable au Cameroun, le Tonerre Yaoundé. Il y restera là aussi trois ans raflant la Coupe du Cameroun puis la Coupe d'Afrique des Vainqueurs de Coupes.

Appelé chez les Lions Indomptables, Roger est enfin reconnu et obtient une distinction Continentale. En effet, en 1976 il reçoit le Ballon d'Or Africain.

L'Europe fait les yeux doux à l'Africain et ce dernier, bercé par de belles promesses se laisse tenter par le club de Valenciennes. Mais il va vite déchanter. Le soleil et les chants de l'Afrique laissent place à la grisaille et aux promesses non tenues. Difficile donc de s'intégrer dans le Club Nordique et après deux années compliquée, il débarque à Monaco.

Une nouvelle fois, le Lion ne se sent pas bien et il cotoie plus souvent le banc, les tribunes de Louis II ou encore l'infirmerie que la Pelouse verte sur laquelle il a tant envie de s'exprimer. Il ajoutera une ligne à son Palmarès avec la Coupe de France gagnée sans lui.

Géographiquement, Roger descends une nouvelle fois d'un Cran en s'engageant avec Bastia. Sur l'ïle de Beauté, il retrouve le chemin des Filets et remporte une nouvelle fois la Coupe de France, mais cette fois en jouant la Finale. Il inscrira d'ailleurs le second but de son équipe face à l'AS Saint Etienne de Michel PLATINI suite à une ouverture d'Orlanducci (2-1). Pourtant après 4 années chez les Corses, Roger quitte le Club. Ces dirigeants agacés par ses multiples voyages ne lui renouvellent pas son contrat.

Après les JO de Los Angeles où le Cameroun sera éliminé dès le premier tour, Roger intègre donc les "Verts" qui mise sur lui pour retrouver l'élite. 2 ans plus tard, en 1986 Roger MILLA finit meilleur buteur de la CAN (4 buts).

Dès la fin de la compétition, il signe au Montpellier Paillade S.C ou Louis NICOLLIN et Michel MEZY l'attendent les bras ouverts.

Le lion fait des ravages dans l'Arène de la Mosson. Lors de sa première saison, de nombreux gardiens de buts sont victimes de son coup de pattes. Roger fait rugir la Mosson. En 33 matches, il inscrit 18 buts. Le MPSC monte en Division 1, division qu'il ne quittera plus pendant 13 années.

La saison suivante, le MPSC réalise sa meilleure saison dans l'Elite. Meilleure attaque du Championnat, le Club entrainé par Pierre MOSCA doit beaucoup à son attaquant qui inscrit 12 nouveaux buts en 33 matches.

Après une dernière saison pontuée de 7 nouveaux buts, Roger quitte l'Hérault au moment où le MPSC s'éteint au profit du MHSC. Il s'envole pour l'ile de la Réunion où il permettra à son Club de finir champion.

Alors que tout le monde pense que Roger a réalisé ses derniers exploits dans la Capitale du Languedoc-Roussillon, il va continuer à faire parler de lui et de manière Mondiale.

Le président impose que Milla soit présent en Italie, pour la Coupe du Monde 1990. Le cameroun ira en Quarts de Finale et Roger inscrira 4 buts dont deux lors des prolongations face à la Colombie de Valderamma. Il recevra une seconde fois le Ballon d'Or africain.

4 ans plus tard, Milla recidivera en inscrivant un nouveau but en Coupe du Monde.... à 42 ans. Il deviendra le joueur le plus âgé à inscrire un but en Coupe du Monde.
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# Posté le mardi 07 juin 2005 15:30

Diego Maradona

Diego Maradona
Maradona a commencé à taper dans le ballon, son meilleur ami, dès son plus jeune âge. Mais les matches qu'il dispute à l'époque sont uniquement régis par les lois de la rue. Ainsi, en récoltant de temps en temps des prix en liquide, il commence à affronter des défenseurs plus âgés et plus rugueux que lui.

Au milieu des années 70, il atterrit au centre de formation d'Argentinos Juniors. Son entraîneur de l'époque, Francisco Cornejo, entrevoit un potentiel tellement inhabituel dans son pied gauche qu'il refuse de croire en son âge. Une fois ses documents d'identité présentés et sa licence prise, les «Cebollitas» (nom populaire de l'équipe) battent le record d'invincibilité en remportant pas moins de 136 rencontres d'affilée.

Le 20 octobre 1976, alors qu'il n'a que 16 ans, Maradona fait ses grands débuts en première division sous les couleurs d'Argentinos Juniors, face à Talleres de Córdoba. C'est le début d'une carrière remarquable, qui s'achèvera 21 ans plus tard, le 29 octobre 1997, lors de la rencontre que Boca Juniors remporte 2-1 face à River Plate.

Son habileté, sa vision du jeu, sa vitesse et sa frappe de balle lui ouvrent les portes du succès dans tous les clubs où il évolue: Argentinos Juniors, Boca Juniors, FC Barcelone, Naples, FC Séville et Newell´s Old Boys (Argentine). Pourtant, c'est bien sous le maillot de l'équipe argentine que son talent éclabousse le plus le monde du ballon rond. Il y dispute 91 matches et inscrit 34 buts (le deuxième réalisateur de l'histoire des Albicelestes, derrière Gabriel Batistuta). En Argentine, il est tellement adoré que la fédération argentine (Asociación del Fútbol Argentino) a même prévu de retirer définitivement le maillot floqué du numéro 10 lors des prochaines apparitions de l'équipe.
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# Posté le mardi 07 juin 2005 15:38