LA FINALE
Le «Caudillo» Franco préside la finale disputée par le tenant du titre, l'URSS, et le pays organisateur, l'Espagne. La rencontre débute sous une pluie battante. A la 8e minute, le score est déjà de 1 à 1. Pereda a ouvert la marque pour les Ibériques (6e), Husainov lui a répondu immédiatement (8e). L'opposition est intéressante à plus d'un titre. On assiste en effet à un véritable choc des cultures. Le style latin, pour les Espagnols, fait de rapidité de course, de frappes de balle, de vivacité dans les interventions et d'exploits individuels. Un style plus britannique pour les Soviétiques, avec un jeu stéréotypé, des duels physiques pleins de vigueur et peu de fantaisie. Alors que chacun pense s'acheminer vers la prolongation, Pereda déborde sur la gauche er adresse un long centre pour la tête de l'avant-centre Marcelino, qui trompe Yachine. L'Espagne exulte, son équipe nationale gagne enfin un trophée de prestige.