1970 : le Brésil sur le toit du monde

1970 : le Brésil sur le toit du monde
Après avoir été éliminé de façon précoce de la Coupe du Monde de la FIFA en 1966, Pelé avait annoncé qu'il ne participerait plus jamais à une phase finale. Au soulagement général, sa déclaration n'a pas été suivie d'effets. Désireuse de mettre un terme à la vague de violence qui avait miné le jeu au cours de la décennie précédente, la FIFA a exigé des arbitres qu'ils soient particulièrement sévères pour la Coupe du Monde organisée en 1970.

Le 21 juin en finale, au stade Aztec de Mexico, l'Italie, victorieuse en 1934 et 1938 retrouve le Brésil, champion en 1958 et 1962. Avec trois victoires, le vainqueur aura le droit de ramener la Coupe Jules Rimet au pays. Les Brésiliens, qui ont eu du mal à se défaire des Uruguayens 3-1 en demi-finale, partent grands favoris : la meilleure attaque du Monde défie la meilleure défense.
Pelé ouvre le score à la 18e minute et, malgré l'égalisation italienne par Boninsegna, les Brésiliens se déchaînent en seconde période. A la 65e minute, Gerson, l'âme de l'équipe, double la mise pour les Brésiliens. Cinq minutes plus tard, c'est au tour de Jairzinho de trouver le chemin des filets pour devenir le premier joueur de l'histoire à avoir marqué dans tous les matches lors d'une même Coupe du Monde.

Un but incroyable
Le quatrième et dernier but brésilien est un petit bijou. A la conclusion d'une action à couper le souffle initiée par Clodoaldo au milieu de terrain, puis relayée par Alberto Rivelino, Jairzinho et Pelé, Carlos Alberto vient de la droite pour catapulter subtilement le ballon au fond des filets.

Une dernière pour Pelé
Le Brésil remporte une troisième Coupe du Monde et Pelé est au sommet de sa carrière. Les spectateurs et téléspectateurs à travers le Monde ont quant à eux pu suivre une fin de tournoi haletante mais correcte : pas un seul carton rouge n'a été distribué de toute la compétition. Le beau jeu était de retour.
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# Posté le mardi 07 juin 2005 11:37

Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé.

Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé.
Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, est le fils d'un joueur de football professionnel. Très jeune, son talent pour le ballon rond le conduit à ne fréquenter que les stades. Il intègre à treize ans l'équipe du Bauru-SP où il reste jusqu'en 1956. Devenu professionnel, il rejoint le célèbre club du Santos FC-SP, où il brillera jusqu'en 1974. C'est à l'occasion de la Coupe du monde de 1958, la première à être retransmise à la télévision dans le monde entier, que le jeune joueur surnommé Pelé entre dans la légende. Il apporte à 17 ans sa première Coupe du monde au Brésil. Il en gagnera deux autres, en 1962 et 1970. Ses dribbles géniaux, ses feintes, ses passes visionnaires et son sens du but font de lui l'attaquant le plus marquant de son temps, inscrivant au total 1285 buts en près de 1322 rencontres. Il reçoit en 1980 le titre d' "Athlète du Siècle" et devient en 1994 ministre des sports du Brésil. Prix international de la paix, ambassadeur pour l'ONU et l'UNESCO à l'Éducation, l'Écologie et l'Environnement, il est aujourd'hui adulé dans son pays comme ailleurs.
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# Posté le mardi 07 juin 2005 11:42

Manuel Francisco dos Santos, dit Mané Garrincha.

Manuel Francisco dos Santos, dit Mané Garrincha.
Manuel Francisco dos Santos, dit Mané Garrincha, naît le 28 octobre 1933 à Pau Grande, dans l'Etat de Rio de Janeiro. Il compte déjà une douzaine de frères et soeurs. L'enfant souffre d'une malformation congénitale des membres inférieurs : non seulement ses deux jambes sont arquées, mais l'une est plus courte que l'autre (à l'âge adulte, l'écart atteindra six centimètres). Sa vivacité, sa silhouette malingre et sa démarche boitillante expliquent sans doute que sa soeur Rosa l'ait très tôt
appelé "Garrincha", du nom d'un petit passereau brun qui se laisse mourir plutôt que de souffrir la captivité.Il a vingt ans quand il est recruté par le Botafogo Rio au poste d'ailier droit, qu'il occupera onze ans. Avec l'équipe nationale, "le Chaplin du football" remporte deux Coupes du Monde, en 1958 en Suède et en 1962 au Chili (où il est sacré meilleur joueur du tournoi). Il est alors au sommet de sa gloire et souffre déjà de l'alcoolisme qui finira par l'emporter. Sa dernière apparition sur un terrain date de Noël 1982, à Brasilia. Le 19 janvier suivant, de retour à Rio, il vide sa dernière bouteille et meurt dans la nuit à l'hôpital. Il n'avait pas cinquante ans. La même année, il est sélectionné par un jury d'experts internationaux dans "la meilleure équipe de tous les temps". Toujours à l'aile droite, il y côtoie Beckenbauer, Cruijff, Di Stefano, Puskas ou Pelé.
Garrincha fut marié trois fois et eut douze enfants. De ses trois garçons, deux périrent dans des accidents de voiture à l'âge de six et neuf ans.
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# Posté le mardi 07 juin 2005 11:50

Zico

Zico
Zico, Artur soutenu Antunes Coimbra à Rio en 1953, était le plus jeune de cinq frères footballeur. Il a fait son début en ligue pour Flamengo en 1973 et son début international en 1976, contre l'Uruguay, marquant avec un projectiles pour lequel il est devenu célèbre. Zico marqua plus de 100 buts dans ses deux premières saisons et fut joueur sud-américain de l'année en 1977 (et en 1981 et 1982).
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# Posté le mardi 07 juin 2005 11:54

Mario Jorge Lobo Zagallo

Mario Jorge Lobo Zagallo
L'histoire du football brésilien se confond avec celle de Mario Zagallo. Impliqué, dans des rôles différents, dans quatre des cinq titres de champions du monde de la Seleçao, le "Professeur" comme ses joueurs l'ont surnommé est une légende non seulement dans son pays mais encore dans le monde. Pourtant, lui qui a joué aux côtés d'artistes tels Pelé, Garrincha , Didi, Vava et autres Gilmar, a subi le flot des critiques en tant qu'entraîneur, qui le taxaient d'être trop défensif. Mais quels que soient les mécontents, le palmarès du "Lobo" (le loup) fait systématiquement taire tout le monde.

Car cet icône du football brésilien a remporté quatre titres de champions du monde. Deux comme joueurs en 1958 et 1962, un comme entraîneur en 1970 et un autre comme assistant entraîneur en 1994. Dans l'histoire du football mondial, Mario Jorge Lobo Zagallo est le seul, avec Franz Beckenbauer, à avoir remporté la Coupe du monde comme joueur puis comme entraîneur.

Ce sont les joueurs qui lui rendent sans doute le meilleur hommage à travers leurs déclarations. L'un des plus prestigieux d'entre eux, Ronaldo, ne tarit pas d'éloge. "Cet homme qui fut l'un des plus grands joueurs brésiliens en son temps, et qui a conquis quatre titres mondiaux a écrit une page d'histoire du football brésilien. C'est un honneur d'avoir travaillé avec lui."
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# Posté le mardi 07 juin 2005 12:00